Diverses déceptions...

Déçue par la chronique mensuelle d'Onfray, qui ne fait ni réfléchir, ni ne propose de pistes. Combien de fois déjà se sera-t-on moqué du "référentiel bondissant" utilisé en lieu et place de "ballon", ou de la "technicienne de surface" faisant tout simplement le ménage ?

 

Qu'Onfray emboîte la moquerie commune, encore, passons : peut-être, parmi ses lecteurs, y'en aura-t-il qui n'avaient pas noté ce détestable recours à l'euphémisme qui caractéristique notre langue de bois journalière, et qui donc feront leur miel de cette chronique. Mais qu'il profite de ce consensus populiste ) pour tonner contre "l'effacement du réel" qui serait là-derrière, appuyé par le travail des journalistes de télé ou de radio, voilà qui est, comment dire ? "un peu court, jeune homme".

 

Car le travail journalistique est absolument primordial si, justement et contre l'avis trop rapide du philosophe, on veut pouvoir appréhender notre monde.  On peut regretter le sensationnalisme des infos de TF1, leurs recours à  l'émotion systématique, la démagogie de la chaîne M6 avec ses sondages bidons, n'empêche qu'elles restent la seule fenêtre ouverte sur ces "étranges étrangers" dont parlait Prévert... Onfray, une fois de plus, se trompe de cible, à mon sens, et ça lui arrive de plus en plus souvent ces derniers temps.  Où est le superbe passeur qui tendait aux exclus du savoir le trousseau de clés philosophique ? Ses colères rejoignent désormais ce qu'il fustige : l'idée courte, et le manque de recul documenté.

 

car enfin, c'est la publicité qui efface le réel, et non les infos d'Arte !

 

Bref, lisez vous-mêmes le billet de janvier : ICI.

 

 

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