Dominiqualité...

  • Par clopine
  • Le 29/05/2016
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 Ce que j'aime le plus en avril-mai-juin, ce sont les matins du dimanche. La route qui va à Neufchâtel est bien moins fréquentée, et du coup, les chants des oiseaux du jardin sont d'autant plus perceptibles. Aujourd'hui, après les orages des jours derniers, la brume s'est installée et l'atmosphère n'a pas la cristalline légèreté de l'habituel  mai, mais n'importe : la fenêtre a laissé entrer, à l'aube, un tel pépiement que je me suis levée, pour mieux écouter ça.

               

Je ne connais pas assez le chant des oiseaux pour repérer, comme certains amis de l'A.R.B.R.E, les espèces à leurs différentes prestations . Mais je sais qu'à Beaubec, nous avons des passereaux de toute sorte, ainsi que d'autres sortes d'oiseaux  : mésanges mais aussi troglodytes ou rouge-queues, pinsons et coucous, moineaux friquets  et gobe-mouches, tourterelles turques aux roucoulements mouillés et coucous aux deux notes répétées... Nous avons aussi les chouettes effraies (trois nouvelles petites recrues habitent l'abri aménagé par Clopin), les pies aux costumes d'un monacal  noir et blanc, les étourneaux qui viennent parfois se rassembler en haut des peupliers, en dortoirs bruyants avant la nuit. Des hérons et des cigognes, dont une remarquable car noire, survolent parfois nos prés, tout comme les oies sauvages qui barrent, au moment des migrations, le ciel de l'aile  en  "V" de leurs formations : escadrilles pacifiques, celles-là, et dont la mouvante beauté ne dure que le temps d'un  battement d'ailes sur le bleu céleste, signe  qui s'évanouit et se renouvelle, "mobilis in mobile" lui aussi !

Je me souviens de ce passage dans Giono, où un paysan, volontairement, jette du blé sur le sol, "pour que les oiseaux reviennent" : hélas, notre blé d'aujourd'hui aurait-il le même effet, alors que, les savants nous le disent, les oiseaux d'Europe connaissent une effrayante régression, dûe à l'agro-chimie ?

En tout cas, dans la demeure de Clopin, pas de danger de disparition : les oiseaux font un tel tapage qu'on ne peut ignorer leur existence...

(et dire qu'à Rouen, dans les minables piaules où j'habitais, jeune fille, j'étais réveillée par le grincement métallique, grinçant et répétée du camion poubelles brinquebalant de droite et de gauche... )

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