bzzz, bzzz, bzzz...

  • Par clopine
  • Le 21/05/2016
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"Aller faire un tour". Quand Clopin me suggère inaimablement une telle activité, c'est que l'énervement n'est pas loin, voire qu'il est d'ores et déjà bien là... Oh, je peux le comprendre, notez, on peut toujours ! Mais pourtant, cette suggestion ne fait que répondre à la mienne : à savoir construire une "vraie" miellerie.

Pour Clopin, c'est absurde : il ne récolte le miel que deux fois  par an, en gros une petite  journée chacune :  construire une miellerie "pour si peu" serait absurde.

Pour moi, c'est autre chose. Je ne suis ni spécialement peureuse, ni allergique, mais enfin les hausses sont stockées, à chaque fois, dans la cuisine. Et, en pénétrant dans la pièce, on entend le bruissement des abeilles enfermées dans les cadres, plus toutes celles qui volètent ici ou là, attirées qu'elles sont par le butin qu'on vient de leur faucher, sous leur nez...

Certes, à la question "tu t'es déjà fait piquer ?" La vérité m'oblige à répondre que "non". Et pourtant : je participe parfois au déoperculage des hausses, à leur placement dans la centrifugueuse, à la récupération du miel  - avant d'attendre pendant deux ou trois jours que le tamisage s'opère. Mais il est vrai que,  dès après la mise en pots, Clopin place tous les instruments derrière la maison : les abeilles viennent lécher le tout, rendant tous les instruments aussi brillants que s'ils étaient neufs, et l'affaire est close.

Mais je ne suis pas tranquille pour autant. D'abord parce qu'il y a des personnes allergiques, qui pourraient être gravement atteintes - le grand frère du Clopinou, par exemple, développe à chaque piqûre un magnifique oedème de Quinck. Ensuite parce que le  vombrissement des insectes, qui semble pacifique aux oreilles de Clopin voire signe de récolte abondante, m'atteint, moi, comme un signal de danger.

Mais le miel est à ce prix Je pourrais certes réclamer que les allers et retours avec les hausses s'opèrent les jours laborieux où le travail salarié me retient loin de la maison... Et pas le samedi... Mais enfin, Clopin est Clopin : il fait passer ses impératifs (notamment ceux de la météo et de son agenda) avant le reste...

Et puis il n'y a pas que des inconvénients aux récoltes. L'odeur de miel est prégnante, généreuse, très spécifique. Et le miel lui-même, quand il coule dans les pots, est d'une couleur d'ambre dorée dont, personnellement, je me lasse pas ! Enfin, le ballet des abeilles est une chose confondante, à mes yeux.

Alors, pour compenser les inconvénients, j'ai demandé à Clopin de filmer les travailleuses : promis, je vous ferai partager ça - et sans aucun danger pour les "derrière l'écran" que vous êtes...

 

(mais peut-être, un jour, une petite  miellerie... Non, vraiment ?)

 

 

 

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