L'appel à Tartes

L’appel à tartes.

 

  1. La première tarte, dite «  l’arrivée ».

 

La première tarte, évidemment, ce fut celle  que je me suis à moi-même donnée : partir dans une ville inconnue, à un atelier littéraire tout aussi ignoré,  sans savoir exactement où  je mettais les roues.

N’importe quel individu  aurait eu  envie d’en savoir un peu plus…

Ahahah.

 Mais l’incertitude étant la soupe primitive dans laquelle j’ai bouillonné avant même d’arriver sur terre, toute l’aventure  me parut, à moi,  certes assez imprécise mais justement : ça devait être voulu. Décidé. Soigneusement élaboré.  

  Car si j’avais scruté et re-scruté la page « renseignements pratiques » du site internet de l’atelier « Récréations 2016 » de l’OULIPO, mis en lien à partir de la page Facebook d’Hervé Le Tellier,   je n’en avais tiré que deux conclusions :


- l’atelier commencerait à Bourges,  le lundi matin, à 9 heures pétantes.

- Il se déroulerait soit au palais Jacques Cœur, soit à l’école des Beaux-Arts, selon.

(selon quoi ? Ce n’était pas précisé, mais ma confiance inébranlable dans l’efficience des webmasters, qui était la bouée de ma soupe primitive pré-existentielle,  me fit ignorer superbement ce genre de détail.)

Donc, puisque j’avais décidé de consacrer, sur mes trois semaines de congés payés, une semaine entière consacrée  à la découverte d’une activité littéraire, je n’avais plus qu’à me lancer, munie de ces deux viatiques…

 Et dans la nuit du dimanche au lundi, en grimpant vers quatre heures du matin dans ma vaillante petite twingo, je m’en fis le serment : je serai à Bourges le lundi matin,  à 9 heures pétantes, soit au palais Jacques Cœur, soit à l’école des Beaux-Arts.

Selon.

 

Et ça n’a pas loupé.

 

Je fus seule. Ce fut long.

 

Car j’ignorais ce que je ne savais pas, et qu’il aurait fallu que je susse….

 

(la suite à deux mains).    

Commentaires (1)

Sergio
Ca m'est arrivé une fois au concert... Faut aviser vite !

On a une salle de concert principale, la salle Poirel ; c'est toujours là. Un jour on arrive (vingt heures trente), tout fermé pas un rat ! Baste...

Et si...

Il peut arriver que ce soit à l'opéra, donc sur la place Stan, même si cela reste instrumental... Alors là on a poulopé comme dirait Ferdine, il y a un petit kilomètre ; c'est passé, c'était bien là, on est arrivé juste.

Mais ce dont je ne suis pas encore revenu, c'est d'avoir été le seul Jean de la Lune... Mais vraiment le seul ! A Paris on aurait été trente paumés... Mais là... discipline lorraine !

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