Les murs meurent si rarement...

En droit foncier, le "jour de souffrance" (admirable invention de propriétaire) désigne ces ouvertures, dans un mur,  destinées à laisser passer un rai de lumière, mais pas le regard, ni l'air, ni la vue sur l'extérieur,  et encore moins un objet ou un être quelconque. Cela fait frissonner, bien sûr, tant l'ingéniosité humaine à rationner à autrui des substances essentielles à son existence s'illustre ici, mais c'est admirablement dit, je trouve... 

(Voici le schéma) :

Fiche28b

Il semble évident que tous les murs qui s'affirment aujourd'hui, se désirent et se construisent, du Moyen-Orient aux Balkans, du Mexique au parc Kruger en passant par Joypurhat, tous ces murs qui sont notre honte, ne seront jamais percés que de ces jours de souffrance : seule main tendue, seule promesse  offerte  à l'Autre, qui nous ressemble pourtant si fort.

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