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Billets

Dans Mes textes

Never fail to me

Par Le 27/03/2017

Prodigieuse écoute d'Arvo Pärt à la "'Tribune des critiques de disques" de France Mu. J'en suis sortie éblouie, non par la pertinence des analyses des invités, mais par la force de cette musique-là.

 

Vous me direz que le mysticisme imprégné médiéval de Pärt est à mille lieues de l'athéisme dans lequel je me reconnais. Mais c'est que je suis toujours fascinée par la musique répétitive (pour Pärt, je crois qu'on dit "minimaliste", m'enfin perso je ne fais guère la différence entre les versets de Téhilim d'un Steve Reich et le dernier mouvement de Tabula Rasa de Pärt, c'est ça qu'il y a de bien quand on est athée, on peut mettre le meilleur de chaque monothéisme dans le même sac harmonique, si j'ose dire ! Quand je dis "le meilleur",   je parle de   l'art qui découle de la spiritualité religieuse, car  le pire, c'est-à- dire tout le "reste" qui émane des religions, ma foi (sic) ne vaut pas un pet de lapin, à mon sens éclairé !!! )

Et puis il y avait comme une évidence, une complémentarité entre le fonds et la forme,  à écouter cette musique dans le format de l'émission de la Tribune, qui consiste, je le rappelle, à réunir d' éminents musicologues, journalistes musicaux ou musiciens, et à les faire choisir la meilleure interprétation d'une oeuvre en passant en boucle des extraits identiques. On aurait dit que le concept de l'écoute d'extraits tous "semblables" et différant seulement par l'interprétation était décalqué des ambitions de la musique répétitive.

Evidemment, Clopin a bronché. Clopin est absolument imperméable à la musique répétitive. Il se croit malin en demandant si l'instrument privilégié des compositieurs ne serait pas la scie musicale. Et explique que son aversion remonte à l'écoute prolongée d'un morceau répétitif (c'est le moins que l'on puisse dire !) de Tom Waits, chantant avec Gavin Bryars "Jesus's blood never failed to me", écoute que  je lui aurais imposée sans aucun ménagement, provoquant désormais chez lui un rejet sans appel pour tout ce qui peut lui être rapproché. 

Clopin n'a jamais entendu, dans ce morceau de Tom Waits , que la voix volontairement défaillante de Bryars, qui ressemble effectivement à celle d'un clodo enivré, prêt de sa tombe, chevrotant et maladif : que les paroles soient en réalité un jeu de mots (car je parierais que le "jesus'blood" dont il est question n'est autre que le bon vieux pinard), que Bryars soit un spécialiste de la facétie musicale, et surtout que l'orchestration de Waits, derrière ce filet de voix essouflé et agonisant, soit splendide, foisonnante et se déployant avec toute la majesté hémisphérique d'un orchestre symphonique, lui passent  absolument au-dessus de la tête.

Clopin m'accuse en réalité de me complaire dans un dolorisme musical qui lui semble la marque de la musique minimaliste, et qu'il ne supporte pas, car, tout comme ses parents, Clopin n'oppose à la maladie, la finitude humaine et l'approche de la mort que le déni le plus radical. La seule réponse qu'il est capable d'y apporter est le détournement. Il détournera toujours les yeux de l'achèvement de la vie humaine, quand cette finitude est trop près de lui pour qu'il puisse lui oppposer l'indifférence de la conceptualisation abstraite. Déjà, il n'assume pas le rôle de garde-malade : alors, il est assez logique qu'il ne puisse écouter des musiques qui sont carrément issues de l'interrogation humaine sur la finitude... Et "Tabula Rasa" fait éminement partie des  oeuvres sombres (mais sublimes)  issues de ce genre d'interrogations. Le glas des cloches qu'on entend distinctement accompagner le motif musical, qui va s'assombrissant, nous le rappelle à l'évidence...

On pourrait d'ailleurs remarquer la contradiction qui existe chez Pärt comme chez Reich. Contrairement au Requiem mozartien, empli de l'allégresse de la promesse chrétienne d'un au-delà, ces musiciens pourtant pétris de spiritualité et assoiffés de religion cultivent une musique si sombre qu'elle en est désespérée. La fin de "Tabula rasa" me fait monter des larmes de compassion aux yeux : mais elle est aussi angoissante et bien plus, à mon sens, emplie de la finitude humaine que nimbée de l'espoir d'une quelconque résurrection.

En tout cas, nos attitudes, à Clopin et à moi, sont donc carrément opposées en ce qui concerne la musique dite répétitive. Là où il se détourne avec un frisson de dégoût, je me penche fascinée par le courage spirituel qu'il faut pour produire ces musiques - à la fois célestes et morbides-  qui me semblent être l'expression du courage requis  pour affronter  notre finitude, en la sublimant. (et mon goût pour Pascal Quignard l'athée mystique n'est pas bien loin de cet univers-là. A savoir si cet écrivain-musicien connait Pärt, et ce qu'il en dit ?)

Bien entendu, ce clivage ne dépare pas l'absolue différence, voire la contradiction, qui nous sont habituelles à Clopin et à moi, qui ne sommes jamais d'accord sur rien... Mais il s'agit de la mort, et de son appréhension, ici...

Et c'est vrai que nous sommes ici à l'aboutissement de n'importe quelle relation amoureuse, à mon sens. Je veux dire que les paroles rituelles du mariage "... jusqu'à ce que la mort nous sépare" peuvent être entendues bien au-delà de ce qu'elles semblent signifier. Car, à première vue, elles nous disent que l'engagement va être seulement  rompu à la mort des conjoints. Mais on pourrait aussi les entendre comme décrivant la  frontière ultime séparant  tous les êtres humains les uns des autres, même les plus proches  -pas besoin d'être morts pour cela : car la question de notre finitude nous est posée à chacun de nous, et notre réponse est forcément singulière. Derrière cette singularité  se manifeste l'obligatoire séparation qui peut s'établir dès le départ - pas besoin d'être dans une tombe pour être séparé de l'autre, puisque l'idée simple de la mort, et la façon dont chacun de nous l'appréhende, nous sépare bien plus profondément qu'aucune promesse ne nous rapproche.

Clopin n'écoutera jamais Arvo Pärt - je l'écouterai, tremblante, fascinée et admirative- sans cesse. Tant pis, tant mieux : ce n'est que l'illustration de la limite (volontairement ignorée, comme lorsque Pagnol nous dit qu'il n'est pas nécessaire de dire aux enfants que la vie n'est que quelques illuminations de joie, effacées par d'inoubliables chagrins) que notre finitude trace à chacun d'entre nous, dans notre "for(t) intérieur"...

 

Ah oui, le lien vers Tabula Rasa : https://youtu.be/8HON4AswPVk

 

PS : je ne sais absolument pas si j'ai été claire dans ce billet. J'y défends trois idées successives, ça doit être deux de trop à mon avis. Pourtant, je "conçois clairement" mon propos. Mais quant à l'"exprimer clairement", voilà le souci !

 

Balzachienne, 001

Par Le 24/03/2017

"Nous avons des produits, nous n'avons plus d'oeuvres".  C'est dans "Béatrix", et si je suis allée vérifier la citation, c'est à cause de la longue divagation que me  procurent les séries Netflix. Il y a un côté redoutablement industriel dans ces productions cinématographiques : le lissé du produit fini, la chaîne bien huilée d'une production collective, les rouages de la fabrication s'ajustant,  comme pour une métaphore interne aux vertus miroitantes,  aux rouages de la narration.

 

...

Il me faut toute la foi en l'humanité (c'est dire si la tâche est rude) pour croire que la solitude de l'individu peut surpasser -voire simplement égaler- de telles démonstrations d'efficacité. Trop simplette, j'ai encore la vision chattertonienne de l'auteur dans sa chambre sous les toits, extripant de lui, comme on essore une éponge, des mots bizarres, colorés et universels. Alors qu'une solide équipe, ancrée dans l'appréhension publicitaire des besoins de la cible, fait feu de tout bois. Adieu l'arc, les flèches et la plume. Bonjour le brainstorming, et (quel vilain mot, finalement) la collaboration. 

Resucées

Par Le 23/03/2017

Où est passée l'Amérique qu'on aimait ? Celle de James Dean (-Rimbaud, si celui-ci n'avait pas écrit sa poésie-) et Woody Allen (-Proust, si celui-ci avait filmé le dérisoire de ses relations humaines-) ?

Est-ce celle d'un Dylan nobelisé catégorie "littérature" (!!!) et d'un  Trump sucrant les crédits à la culture... comme tous les mecs d'extrême-droite...

Je me croyais à la bonne place : dans un pays aux marges de l'Empire, bénéficiant de la vitalité de sa culture et protégé de sa trivialité par le prestige du passé européen.

J'aurais pu espérer que la France joue le rôle de gardienne des Valeurs, et soit le refuge du meilleur de la culture des Etats-Unis.

Bernique.

Ne me reste plus qu'à noyer mon chagrin en regardant les séries Netflix sur l'ordinateur, puique même l'Amérique ne sait plus innover autrement qu'en adaptant de vielles et efficaces resucées.

Dans Mes textes

Des nouvelles de mon âme

Par Le 22/03/2017

Je pourrais "faire dans le quotidien" :

* raconter le rendez-vous avec Clopinou - incroyable, partis de Beaubec à 14 h, nous avons garé la twingo n'importe comment sur la place de la Sorbonne à 16 h 15 et à 16 h 18 nous retrouvions le fiston :  ça c'est de la chronoexactitude !

* faire état du récit dudit Clopinou, qui a amené comme une narquoiserie dans l'atmosphère :   juste avant de nous retrouver, le Clopinou était assis à côté d'Alain Badiou,  dans un amphi de la Sorbonne, pour une conférence sur Marx. Il paraît donc  que ça a dégénéré entre ledit-Badiou et le conférencier - qui se sont proprement insultés à la fin, après un débat sur le "nombre de morts dûs au stalinisme" (ah là là !) . Heureusement que Clopinou a suffisamment de bon sens pour hausser les épaules devant les débordements de son voisin, et qu'il continue à penser par lui-même : ce qui me rend, finalement, encore plus fière de lui que de ses résultats (qui ne sont pourtant pas médiocres !!!)

 

Je pourrais "faire dans le beaubecquois" : vous raconter que nous avons des doutes sur le compotrement de notre chien bien-aimé (trop aimé ?) : il semble, en vieillissant, développer une dépendance  qui le conduit à ne plus supporter que nous soyons absents. Il a grogné après notre voisin, ce qui ne lui était jamais arrivé !!!Plus grave : il a grogné aussi apèrs Clopin... Bon sang, les animaux, s'ils sont conscients des interdits, n'ont aucune capacité à discerner le mal du bien : notre chien aurait-il une dégénrescence neuronale, ou une quelconque pathologie psychologique ?

 

Ou bien le chien partage-t-il avec moi le vrai sujet que je voulais aborder aujourd'hui : le mal à l'âme ? Je suis en effet persuadée que nous en avons une, d'âme, qui se présente et s'évanouit, s'enfle et se dégonfle, apparaît et disparaît, au gré de notre souffle, de nos pensées, de nos chagrins ou de nos joies. Un ballon extensible, parfois douloureux, parfois extasié, qui réunit en une seule et imperceptible entité notre inconscient, nos émotions, notre corps et notre intelligence. Seule différence avec l'âme des croyants : la mienne (et celle de mon chien) est parfaitement mortelle - et elle est atteignable ; j'en veux pour preuve le mal de chien qu'elle me donne quand il s'agit d'apprender le passé et l'avenir. Comme si l'âme, finalement, n'était supportable qu'au présent, quand elle est tenue à la discrétion par la laisse de la réalité... Soupir.

Dans Mes textes

Violence et beauté

Par Le 14/03/2017

Sans doute y'a-t'il un lien entre l'absence de beauté et la violence : ce qui expliquerait pourquoi nos contemporains s'acharnent ainsi sur le pauvre monde - leur terre nourricière et leurs semblables. En tout cas, moi, le soir, j'ai du mal à dîner et regarder en même temps les nouvelles d'ARTE : pourquoi faut-il que ce soit les plus innocents d'entre nous, les enfants, qui trinquent ainsi ?

Il y a une suffocation des images, de la violence quotidienne, qui nous force à nous anesthésier. Se précipiter vers la fenêtre, l'ouvrir, s'abreuver à la beauté du crépuscule beaubecquois, certes :

Crepuscule

 

Crepuscule 2

Mais ne pas oublier que derrière la douceur rose et bleue  du crépuscule normand, la violence du monde tabasse, elle, et plutôt dans le rouge sang.

 

 

 

Dans Mes textes

La liste...

Par Le 13/03/2017

Tombée dans le tonneau Netflix, je suis désormais les séries américaines - il faut dire que Clopin, devenu accro à Breaking Bad, insiste largement pour que je partage cette nouvelle passion- et qu'il y a, ma foi, quelques solides arguments qui penchent en la faveur de ces sortes de feuilletons (façon "les Trois Mousquetaires") revisités : le format permet d'installer des problématiques psychologiques qui peuvent enfin se déployer , et parfois même le vieillissement des acteurs est prévu et légitimé par la durée du récit,  comme dans "Dowton Abbey", série non US mais néanmoins répondant parfairtement au cahier des charges du genre. On ne peut que constater le rôle de "pare-feu" que ces séries jouent face aux "blockbusters" qui vous envoient  des scènes d'action bombardant 20 images/secondes, dans un mode qui s'apparente à un shoot répété par intraveineuse...

Le mode narratif de la série a cependant ses limites : je m'en aperçois en avalant, épisode après épisode, "Orange is the new black".

Cette série a normalement tout pour me plaire : le sujet (ça marche comment, une prison de femmes américaine ?), le propos sous-tendu (ouvertement pro-gay), le mode de traitement (chaque caractère possède ses deux faces d'ombre et de lumière, mais disons que le regard qui est porté là est globalement plutôt bienveillant voire affectueux).

N'empêche qu'il y a là quelque chose à quoi je résiste, et je n'arrive pas à savoir quoi, exactement. 

 

J'ai d'abord incriminé   une sorte de  complaisance : il y a beaucoup de scènes de cul et les propos sont d'une vulgarité insensée. Mais si l'on réfléchit que cela se passe dans une prison, cela devient plus crédible. Certes, on peut toujours soupçonner qu'il s'agit ainsi de racoler les spectateurs friands de gros plans "érotiques" et ricanant devant un vocabulaire osé... Mais en tout cas, ce n'est pas l'origine de mon malaise : mon recul ne vient pas d'un sursaut de morale effarouchée.

Je vais sans doute trouver l'origine de mon recul avant la fin du visionnage  - car j'irai jusqu'au bout, étant donné que l'addiction marche en plein, évidemment !

C'est marrant : en regardant cette série, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à une des internautes les plus perfidement pleines d'humour, souvent ravageur,  que je fréquente sur facebook : Nicole Garreau. Le personnage qu'elle fabrique et met journellement en avant a beaucoup de points communs avec les héroïnes principales (disons parmi les détenues blanches) de la série : la jeunesse "tourmentée" avec le tutoyage de la délinquance, la nature addictive aux substances psychotropes, la gay attitude et le sentiment de solitude caché sous les gros sabots de la dérision (elle joue un rôle de "dictateuse" dérisoire et sentencieuse...) 

Je ne sais évidemment pas si la "vraie" Nicole Garreau est comme cela : mais telle quelle  apparaît sur internet, elle pourrait facilement appartenir à la tribu déjantée que Piper Chapman est en train de commencer à préférer à sa "vraie" famille (j'en suis à la saison trois, et si j'étais les scénaristes, j'inventerais bien un "choix" final de Piper de rester en taule !)

 

Ce qui est drôle aussi, c'est qu'on apprend plein de trucs sur les prisons -et donc la justice- américaine, qui semble être une Dame qui propose des Deals aux criminels, ce qu'on a du mal à imaginer vu de France. J'ai appris aussi que, pour recevoir des visites, les détenues inscrivent des noms sur des listes, qui permettent de filtrer les visiteurs. Cette sorte de liberté accordée aux détenues - liberté parce que ce sont donc elles qui choisissent de recevoir qui bon leur semble, au final- m'a bien entendu fait divaguer ...

 

Admettons que je sois coffrée dans une geôle effrayante  et souvent sordide, quoique  néanmoins pleine d'humanité. Qui insrirais-je sur ma liste d'invités ?

La question est moins simple qu'il n'y paraît : car cette inscription implique d'une part, de surmonter la culpabilité (faire venir des gens rien que pour vous voir, alors que vous ne méritez sûrement pas le souci et la perte d'énergie, sans compter l'effroi et le malaise, que représente une visite en prison), d'autre part, de se reconaître comme dépendante (puisque vous avez si besoin de les voir que vous n'hésitez pas à leur demander de venir). Cette liste répond donc à la question : "qui est suffisamment important pour moi, et moi pour lui, pour qu'il  accepte de subir cette épreuve ? Qui m'aime assez, et qui j'aime assez, pour cela ?"

C'est effrayant : après quelques minutes à ruminer, je n'ai trouvé que trois noms à inscrire sur ma liste...

Mais il est vrai que je ne suis PAS en prison, sinon, peut-être, celle de ma solitude : mais cette dernière est librement choisie, et c'est un des choix les plus doux...

Dans Mes textes

L'arrêt taurique

Par Le 11/03/2017

Jamais encore  - même en 2002 - je n'avais eu une telle impression de confusion et de débâcle. C'est que cela va faire la seconde fois que le F Haine va être présent au second tour de l'élection présidentielle. Or, si, à la première secousse, on avait pu plaider la surprise, le coup fourré, la sortie de route en quelque sorte, en 2017, et dans le contexte mondial, on ne peut plus, à mon sens, aller voter et s'en laver les mains après.

Parce qu'en 2002, comme 82 % des français, eh oui, j'étais allée voter...

Mais justement.

J'avais voté "contre", bien sûr. Chirac a fait comme s'il ne le savait pas, qu'on ne votait pas pour lui mais CONTRE Le Pen.  Ca a donc servi à quoi, mon vote ?

Et après lui ?

De pire en pire.

Alors voilà. Je n'ai pas forcément d'opinion sur les programmes des uns et des autres, sur leur "vision de la France", sur leur honnêteté ou plutôt le degré de leur corruption. Je pense simplement que, quand le F Haine crie "tous pourris", il omet de dire que lui aussi barbote dans la mare aux canards. Et que derrière la véracité et la vraisemblance de ce cri (je dis "vraisemblance", parce que je pense qu'il doit rester quelques représentants honnêtes tout de même, mais la suspicion est désormais telle que bien malin qui pourrait trier le bon grain de l'ivraie. Disons qu'a priori, une Taubira ou un Mélenchon paraissent sincères et animés par le bien public. Mais combien peu nombreux semblent-ils, aujorudh'ui !!!) , il y a une attaque contre la démocratie, une attaque démagogique et bien connue, car c'est celle que tous les bons vieux fascismes pratiquent et ont pratiqué.

 

Mais au-delà de ça, tout de même... Chirac, Sarkozy, Hollande... Depuis 2002, quel gouvernement s'est réellement attaqué à la montée de l' extrême-droite ? En quoi voter Hollande, par exemple, a-t-il permis de voir en quoi que ce soit la situation améliorée - notamment pour les étrangers ? En quoi le score du F Haine a-t-il baissé ?

Plutôt que de se gratter la tête en se demandant si, tout compte fait, on ne va pas aller voter Macron dès le premier tour "pour faire barrage", ou au moins au second, ne serait-il pas temps de se rendre comtpe que, si on fait ça, on ne fait pas barrage, non... Rendez-vous dans 5 ans les amis dans ce cas - de combien de pourcentage l'extrême-droite devra-t-elle augmenter ses scores, à chaque fois, avant qu'on ne se rende compte de l'illusoire du "barrage" ?

Est-ce qu'on peut croire sérieusement que "ne pas voter Macron, c'est ouvrir la porte au F Haine" ?

 

Mais notre caste politique lui a depuis belle lurette ouvert la porte, bon sang, à gauche comme à droite  : Et un Fillon lui place en plus le tapis rouge sous les pieds, puisqu'il reprend ses thèses sur la majorité des questions, avec ce simple bémol  que la droite, elle, ne veut pas porter le coup fatal à nos institutions (tu parles, elle les utilise à ses fins personnelles et s'en fiche bien de la voir sapée par en-dessous) !

J'y étais, moi, dans la rue, contre la loi El Khomry. J'ai trouvé ça bien, moi, les "nuits debout", même si je reconnais que ce n'était pas les "djeunes des quartiers" qui y participaient. Et j'en ai marre qu'on tente de me culpabiliser en disant que si Le Pen passe au second tout, ce sera ma faute...

"TU VEUX QUE LE F HAINE PASSE ?" Voilà l'argument qu'on m'assène, quand j'ose dire qu'à mon sens, ce n'est PAS en votant Macron au second tout qu'on va résoudre le problème...

Alors NON JE NE VEUX PAS QUE LE F HAINE PASSE. Mais si nos institutions sont dans les mains d'une caste qui, assise sur ses privilèges, s'avère totalement incapable de le contrer, il est hors de question que j'aille voter pour un enième énarque, un énième défenseur du capitalisme, un enième rat qui bouffe le gâteau en nous disant contrôler le truc, alors que l'extrême-droite ne fait que monter, monter, monter...

Le SEUL PROGRAMME qui pourrait m'inciter à aller voter au second tour devrait s'appuyer sur la démonstration des mesures qui feront reculer l'extrême-droite : l'affirmation d'une politique anticapitaliste, féministe et écologiste, l'accueil des étrangers, la défense des roms et des maghrébins vistimes de racisme, l'extension de la laïcité et la construction, ensemble, d'un nouvel espace social avec de nouveaux modes de représentation républicaine.

Et ce n'est pas avec Macron qu'on commencera à faire le premier petit pas dans ce sens...

 

 

LE PASSAGE A NIVEAUX !!!

Par Le 09/03/2017

Je ne sais pas faire les captures d'écran, sinon vous pourriez admirer, comme moi, mon nombre de victoires  au niveau 6 de Chess Titans ; j'ai pulvérisé  ce matin les 30 % de  réussite !

A moi les arcs de triomphe, les manteaux de gloire, la pourpre et la couronne de lauriers !

 

NIVEAU 6 BORDEL (sur 8 !) !!!

 

(et maintenant, ceux qui se demandent pourquoi je ne passe pas au niveau 7 ne connaisent pas les niveaux d'échecs informatiques. A partir du niveau 7, les réponses aux coups prennent parfois 15 minutes... Je n'ai pas la patience, et surtout j'ai tout oublié quand l'ordinateur répond... Shit... )