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Billets
La Vie par effraction (Isabelle, challenge, hiver)
Par
clopine
Le 18/02/2016
Les petits agneaux d'hiver n'étaient certes pas programmés... Mais le bélier du voisin, lui, n'en a eu cure, des calendriers ! Un saut dans la haie, une fugue, une saillie volée : et voici, en février, d'inattendus nouveaux-nés.
Conçus par distraction, entrés par effraction, sont-ils honteux, ces moutons ?
Eh "béééééééééééé" non ! Les voici fiers comme Artaban. Ma foi, on les comprend : c'est beau la vie, même si, pour y entrer, il a fallu un peu la cambrioler...

Par
clopine
Le 15/02/2016
«Quand on ne vous aime pas, on disparaît. Lorsqu'on vient au monde avec le sentiment qu'on n'est rien et que le contenant ne veut pas du contenu, on s'efface. Même tout petit, on a pleinement conscience de n'être pas désiré. C'est pareil chez les animaux. A 2 ans, j'ai fait ma première dépression nerveuse.» P. Quignard. (et l'étoile se dit : "je tremble au bout d'un fil. Si nul ne pense à moi, je cesse d'exister". Supervielle.)

Par
clopine
Le 11/02/2016
trouvé ça :
https://www.facebook.com/FunniestShortVids/videos/10151594983041820/
Et franchement, on pourrait faire exactement la même à Beaubec...
(au passage, remarquons la solidité remarquable du guitariste, qui ne fait pas injure à celle de son bassiste...)
Une des premières apparitions du tracteur-basse date de ...1923 !
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clopine
Le 06/02/2016
... Quadn on écoute les scientifiques, eh bien, les certitudes s'écaillent. Par exemple, niveau sexualité. Parce que finalement, nous sommes tous des descendants, quelque surprenant que cela puisse paraître, d'"Homo"...
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clopine
Le 05/02/2016
Il faut prendre la voiture pour aller chercher le pain, dans nos campagnes. Ca peut paraîre anecdotique, mais c'est dire l'importance des boulangeries, comme lieux sociaux : magré cette contrainte, et la redoutable concurrence des supermarchés, elles tiennent bon... Et si, désormais, l'ouverture des agences postales est totalement aléatoire, il nous reste cependant nos boulangeries... et nos couples de boulangers...
Mais ces derniers subissent également le changement délétère de notre civilisation. Cela devient presque un jeu (un peu méchant...), pour Clopin et moi, d'aller à la "p-tite boulange", la minuscule boulangerie la plus proche de chez nous. Les propriétaires ont changé, et c'est désormais un jeune couple, n'excédant pas 25 ans chaque, qui tient la boutique.
Eh bien, signe des temps ? Ni lui ni elle ne savent compter. Ca peut paraître étonnant, car enfin, dans le commerce, ce n'est guère habituel, mais c'est ainsi. Cela en devient même digne d'intérêt : ce matin, par exemple.
Il fallait additionner 3 euros quarante et un euro quarante-cinq.
De quoi s'embrouiller, pas vrai ? Alors, recours à la calculette, et voici notre boulangère qui tape laborieusement l'addition, pour annoncer enfin, après une dernière vérification, que je lui dois quatre euros quatre-vingt cinq centimes...
Mais, et c'est là que je suis cruelle, je lui ai tendu un billet de dix. Il lui a donc fallu avoir recours de nouveau à la calculette, pour déterminer que 10 euros moins quatre euros quatre-vingt cinq centimes, ben cela faisait cinq euros quinze centimes de monnaie à me rendre...
Et dire qu'elle ne fait que cela, toute la journée, que de vendre du pain et des "gateaus" (comme elle l'écrit sur son tableau...).
C'est sans doute un peu méchant de relever ces ignorances, qui font de ce brave couple, qui travaille dur, des sortes de victimes. N'empêche qu'on se prend à rêver de ce qu'a bien pu être leur scolarité, à ces deux-là... Enfin, je dis "rêver" : "cauchemarder" serait sans doute plus exact...
Par
clopine
Le 28/01/2016
Artaud a écrit l'ombilic des limbes... Eh bien, moi, aujourd'hui, c'est la douleur des lombes, autrement dit le redoutable lumbago, qui me vrille et me cloue au lit, comme le papillon cloué par l'entomologiste.
Ca a quand même quelque chose de bon : me faire prendre conscience de l'interactivité absolue des différentes parties de mon corps. Me voici droite, sur mes deux jambes, la douleur contenue et tapie dans mon rein. J'ouvre les bras : la douleur fuse. Me voici allongée, calée, sans autre souci que mon inhabituelle attention à mes gestes. Je tourne la tête : malheureuse ! c'était justement cela, qu'il ne fallait pas faire...
Paraît que j'en ai pour quelques jours, seulement. Je sens que ça va me paraître long !
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clopine
Le 27/01/2016
J'ai reçu un superbe message de mon amie Véronique Aubouy, la cinéaste qui a consacré une partie de sa vie à Proust, et qui a réalisé un film expérimental d'une beauté troublante (comme son sujet), intitulé "Je suis Annemarie Schwarzenbach".
C'est la magie du net (et de Marcel Proust) qui nous a liées elle et moi, car sans cela, je n'aurais jamais eu la chance de la rencontrer. Et c'est aussi, bien sûr, la seule vraie "pro du cinéma" de mon entourage : c'est dire si son avis compte pour moi, et pour Clopin.
Or, elle est carrément enthousiaste au sujet "Des racines et des haies" !!!
Oh, j'entends d'ici les vilaines petites voix malveillantes qui vont mettre son avis positif sur le compte de son amitié et de sa gentillesse, histoire de me décourager... Mais ce n'est pas vrai. C'est vraiment sincèrement qu'elle nous félicite, et la preuve en est : elle nous donne un conseil qui est un des plus pertinents que j'ai entendus jusqu'ici.
Pertinent, et vertigineux...
Ecoutez plutôt :
