- Accueil
- Billets
Billets
Par
clopine
Le 17/11/2016
J'éprouve, comme Fontenelle sur son lit de mort (mais je suis encore vivante, hélas...), une telle "difficulté à vivre" en ce moment, que je tente par tous les moyens de trouver des ressources. Comme ce ne sont pas mes contemporains qui semblent pouvoir m'en procurer, il faut donc que je descende, que je creuse, que j'exhume de moi-même ce qui pourrait me permettre de retrouver ma belle aisance d'autrefois. Non que j'aie jamais été si assurée que cela, mais cependant : mes doutes étaient légers, relevaient de la spéculation intellectuelle, et n'étaient pas entachés de cette culpabilité qui m'étreint aujourd'hui, quand je pense aux générations futures de l'humanité, et plus spécialement, évidemment, à nos enfants, à Clopin et à moi...
Aujoud'hui, le poids est si lourd, l'avenir si sombre, et la Terreur si proche : décrire cet espèce d'étau que je ressens est au-dessus de mes forces. Tout juste puis-je évoquer ce monde où Trump est aux manettes là-bas, Poutine en tsar ici, Daech à la Barbarie et où la banquise fond, pour peindre mes appréhensions.
Désolée d'être pédante, mais le doute s'enveloppe d'effroi, et le plus simple serait donc certainement de se voiler la face et de ne rien dire, comme l'Agamemnon de Timanthe : mais il y a le mot "pèse" dans le concept d'"aposiopèse" (ce qui signifie "ne pas pouvoir décrire l'affliction donc utliser des stratagèmes pour laisser la place à l'imagination...").
C'est là où pourrait pointer, oh, juste par le bout de son nez, le regret d'être athée : ni consolation, ni vertu ne s'offrent - a priori - à moi. La foi en un autre monde merveilleux pourrait être aussi commode que le voile de Timanthe - mais je ne l'ai certes pas à ma disposition.
Quant à la vertu... Le christianisme a eu beau jeu de reprendre les quatre vertus platoniciennes, "cardinales", (c'est-à-dire qui demandent des efforts personnels) et d'y ajouter, parmi les trois vertus "théologiales" (c'est-à-dire tombant tout droit de dieu, boum gare là-dessous, rien à faire, pas à se biler, tu l'as ou tu l'as pas, c'est pas ta faute à toi, Lolita), l'espérance...
Qu'est-ce que je peux bien faire, aujourd'hui, de ce mot d'"espérance" ? Que peut-on "espérer" "de bon ? Que Juppé devance Le Pen, l'an prochain ? On n'a vraiment plus que ça, comme perspective ? A part hausser les épaules, l'athée que je suis ne voit pas trop en quoi espérer...
Mais pourtant, je sursaute. Je ne vais pas me mettre à laisser l'espérance, à côté de la compassion, de l'hymne national et de la figure historique de Jeanne d'Arc, dans les seules mains des croyants, c'est-à-dire de ceux qui m'inspirent une vague pitié, quand ils sont sincères, et une vraie répulsion, quand animés de leurs croyances débiles, ils entendent régir le monde...
Il faudrait inventer des vertus "athéologiales", et placer l'espérance au premier rang d'entre elles. Seule l'espérance poosède la fermeté de l'aiguillon, pour continuer d'avancer...
(mais en suis-je encore capable ?)
Ne plus sauver Ovide, mais partager la cambrure aux reins...
Par
clopine
Le 16/11/2016
C'est peu de dire que l'élection de Trump m'inquiète. Elle m'attaque aussi totalement que la feuille de chou est mangée par les chenilles de la piéride : de tous les côtés à la fois...

Et me voici effrayée à l'idée de me racornir, de me réfugier dans la solitude et la plainte : du coup, je divague, pense à ceci, cela, à Sisyphe sans l'imaginer heureux, Pas plus qu'Ovide, d'ailleurs, finissant si tristement sa vie...
Et du coup, je me souviens des "tristes pontiques" , la traduction de Darrieussecq d'Ovide. Et voilà : c'est de la fin de la préface du livre que survient l'espoir, ou, au moins, (et du coup, j'ajoute un peu de moi à la si belle langue de Darrieussecq) une sorte de consolation...
"Qu’un homme triste et désespéré ait écrit sur une plage perdue, il y a deux mille ans : ce geste me concerne, ce texte me demande quelque chose. Quoi exactement, je ne sais pas. Je ne peux plus sauver Ovide, et il ne saura pas que je le lis. Le lire, pourtant, c’est participer à quelque chose qui, malgré tout, ne disparaît pas. Un monde commun. Une humanité, un espoir atemporel, une gravité. Partager la cambrure aux reins, la parole, la pensée. Quelque chose qui fait que nous sommes debout sur la Terre, à tourner dans le vide, sous des étoiles qui restent inconnues."
Réminiscences et temps qui passe...
Par
clopine
Le 15/11/2016
Le temps, qui vient un peu plus chaque jour me voler mes yeux, mes dents, mes cheveux, ma peau, laisse cependant, (sans doute en guise de signature), derrière lui, de plus en plus nombreuses, ces fameuses réminiscences analysées par Proust. Enfin, il n'est pas, dans mon cas, question de viennoiseries (d'autant que je ne suis jamais allée à Vienne), mais de brefs "flashs", qui me renvoient à des moments passés. pas forcément intenses, d'ailleurs, les moments en question, ni spécialement spectaculaires. Et je ne ressens pas non plus l'abolition du temps qui fit la consolation de Marcel...
Simplement, il est vrai que ces détours mémoriels me remettent, un bref instant, dans la peau de celle qui les vécut. Et il est vrai aussi que plus je vieillis, plus ces "flashs" sont nombreux, imprévisibles, et plus ils m'emplissent d'une sorte de nostalgie - pas à cause de ce que je fus, mais à cause de ce que je suis...
Si vous ajoutez à ce poids du temps, rendu donc encore plus lourd par ces échappées où, d'un coup d'un seul, je peux arpenter telle rue de Prague, accrocher mon manteau à telle patère de l'école élémentaire d'autrefois, caresser le dos d'un chaton sous une haie de framboisiers, alors que ni le chat, ni les framboises n'existent plus que dans la douceur laissée sur la paume de ma main et le goût fondant de ma bouche d'autrefois, si vous ajoutez à l'âge qui multiplie mon passé le lent glissement vers une solitude que novembre souligne, accentue et, en quelque sorte, réfléchit, vous comprenez que la période n'est pas très facile à vivre.
Il est vrai que la solitude préserve de la bêtise : sauf de la sienne propre, et la mienne m'a toujours adressée son bon gros sourire niais et complaisant à la fois. Si je veux m'en dégager, si j'attrape ma liseuse, la bécasse s'avance encore un peu, et me pousse à ouvrir la télé, l'écran indigeste, le répertoire de lieux communs avec lesquels les conversations quotidiennes ventilent la vacuité des jours : "que veux-tu manger ? As-tu payé les impôts ?"
Il faudrait travailler, bien sûr. S'envelopper de labeur, comme on met une couverture sur les épaules d'un accidenté... Bah. Je dis ça, et j'ouvre la télé...
Par
clopine
Le 13/11/2016
Car il s'agit de la même humanité, celle qui vote Trump ou Le Pen, celle qui brandit le nom d'Allah et la kalach (quand ce n'est pas le couteau à décapitation), celle qui aime tant le silence des tables de nuit des assassins, et trouve obscènes les paroles des homosexuels, des violées, celle qui admet du bout des lèvres la présence de l'autre, pourvu qu'il soit l'inférieur. Nos mondes sont différents, mais derrière tous les "words, words, words", nous restons bel et bien des humains !
Nous n'avons pas de Shakespeare pour décrire le tragique de ce nouveau siècle : tout juste Houellebecq, c'est dire.
...
J'ai téléchargé, avec bien du mal, les oeuvres complètes d'Hugo sur ma liseuse : mais comment croire encore à la littérature ? Même celle-là, l'hugolienne dans laquelle j'ai appris à lire, avec son souffle puissant, son empathie, son humanisme : rien n'y fait. Novembre peinturlure tout en marron -et nous sommes dans la merde pour longtemps.
...
Peut-être en relisant Mac Cullers dans 'illuminations et nuits blanches". Carson est une amie. Mon amie. Elle était croyante, bien sûr, et du Sud des Etats-Unis (ah ! Si seulement je pouvais passer une semaine avec elle ! Ou trois jours ! Ou une journée seulement, et nous causerions !) , et c'était une personne si "impossible" qu'à la seule perspective qu'elle puisse avoir un enfant, son entourage s'évanouissait d'horreur, c'est dire le personnage. Et pourtant, dans cette si mince autobiographie, avec cette façon pataude de vouloir être aimée, avec la simplicité avec laquelle elle relate sa rencontre avec Annemarie Schwarzenbach, (sans dire le nom, d'ailleurs, mais je ne connais pas Véronique Aubouy pour rien, nom de zeus !), avec tout ce qui fait Carson, elle trouve encore le moyen d'être elle-même et d'être mieux que quiconque, ce qu'un Trump (mais il ne s'agit pas de Trump, bien sûr, mais de pourquoi Trump est là, pourquoi tous ces gens qui votent pour lui en sont arrivés là), ne saurait comprendre...
Elle a répondu ceci à qui lui demandait de déposer ses manuscrits dans une bibliothèque où la ségrégation raciale jouait encore (en 1961 !) :
" Comment pourrais-je, en toute conscience, déposer mes archives dans un lieu où le droit de les lire et de s'en servir n'est pas accordé à tous ? Votre bibliothèque mérite-t-elle vraiment de s'appeler "publique" ? J'ai toujours cru, je crois toujours, que tous les hommes ont été créés par Dieu. Et l'idée que je me fais de Dieu m'interdit de penser qu'il ait pu ne pas les avoir créés tous égaux à ses yeux".
(et pas un mot sur Truman Capote, dans son autobiographie. Bien fait !)
Par
clopine
Le 12/11/2016
J'ai lu que "les gens", tous les lambdas de ce monde, commençaient à coucher leurs impressions, à tenir des chroniques, à être agités par l'envie du témoignage, en cas de bouleversements sociaux. Ainsi, pendant la "drôle de guerre", les journaux intmes ont fait florès (ma mère, par exemple, qui a arrêté au retour de mon père de la drôle de guerre, en 1940). Comme si sortir du quotidien, de force, vous amenait à vouloir témoigner justement de ce quotidien. Comme si l'extraordinaire vous rendait vous-même extraoridnaire...
C'est peut-être un peu, avec ce que tout l'avenir nous réserve de sombre, ce qui m'arrive en ce moment. Je me dis que si l'on dessinait une mappemonde sur l'unique critère coloré du "marron", décliné en plus ou moins d'extrêmisme, de néofascisme, de dictatures qui ne disent pas leur nom et de celles qui balancent tranquillement la couleur, eh bien, du noir de Daech au caca d'oie américain, notre monde afficherait tranquillement sa couleur actuelle : celle de la merde, en fait...
Ceci dit, du coup, tenir ce blog que je délaissais, non à cause d'une vie trépidante ou de projets à mener (les obligations qui nous retiennent, Clopin et moi, auprès de Mamie nous empêche tout projet de voyage, même à court terme), mais par lassitude et parce que je suis moi aussi dans une drôle de période d'attente : encore 32 mois avant ma retraite, mon "élimination des cadres", tenir ce blog, donc, me redevient une tentation : je pourrais y consigner non seulement mes habituelles divagations mais aussi tous les signes, même les plus ténus, de cette lutte qu'il faut désormais entreprendre (à moins d'être sourd, muet, aveugle et cul-de-jatte, on ne peut guère nier qu'il faut désormais, jour après jour, défendre des valeurs qu'on ne croyait pas voir ainsi remises en question, puisqu'elles sont universelles, au fond. Mais voir la mappemonde ci-dessus !)
Alors, aujourd'hui, la première pierre (mais c'est déjà un trop grand mot, disons, caillou, fétu, poussière) que je veux poser sur ce blog pour témoigner de ce que je tente de faire, si dérisoirement, dans le tourment de l'époque, vient d'un SMS du fiston : Riad Sattouf vient signer la semaine prochaine à l'Armitière.

J'ai découvert Riad il y a une dizaine d'années, grâce à sa colonne hebdomadaire dans Charlie Hebdo. J'ai instantanément, non pas "été séduite", mais "appelée" : il s'agissait de petites vignettes qui racontait des histoires vues dans le métro. Le rapport complètement hallucinant -et d'autant plus hallucinant qu'il était d'une banalité admise par tous- entre parents et enfants, entre ados, etc. Les propos qui s'échangeaient, sur fond de provocations débiles, d'insultes grommelées, de vacuité intellectuelle- le tout servi par un dessin minimaliste à la Reiser. Moi qui vit aux champs, moi qui ai le plus grand mal à emprunter le métro parisien sans flancher devant la misère et la violence qui s'étalent là, la "vie secrète des jeunes" de Riad Sattouf était le regard auquel je me raccrochais, car ce type n'est pas seulement une éponge avec un crayon noué autour, c'est le témoin à la fois lucide, pertinent et bienveillant, oui, bienveillant, d'un monde en réalité catastrophique...
J'ai guetté les allées et venues de l'auteur. Son départ de Charlie (après les attentats, je lui ai envoyé un mail le suppliant de revenir, ne serait-ce qu'une fois, dans le journal anéanti), ses essais cinématographiques ("les beaux gosses" et "Jackie au royaume des filles" -des pochades, certes, mais toujours cette lucidité derrière), ses albums (histoire de mes dix ans)...
J'admire tout chez ce mec, le dessin et la retenue dans la morale, le témoignage et l'implacable dérision. Sattouf, c'est l'anti-Houellebecq, pour moi, non parce qu'il serait "angélique" (tu parles) ou "de l'image" plutot que "du mot", mais parce qu'il y a une telle vérité dans le miroir qu'il nous tend que je me penche, fascinée, pour tenter de regarder le monde à travers ses yeux à lui. Ca tombe bien : il le dessine, le monde.
Et puis tout récemment il y a eu la parution du chef d'oeuvre : "l'arabe du futur." Instantanément un best-seller, et la raison du succsè mérité est ici évidente : nous sommes tant coupés, ous autres occidentaux, de ce qui se passe dans la tête de notre frère ou de notre soeur maghrébine (ou africaine, ou mettez ici tout ce qu'on ne voie jamais à la télé) que la bd de Sattouf fait le même effet qu'un voyage dans une terra incognita. Et le guide, c'est Ryad, le petit arabe aux cheveux blonds...
Bien sûr, on pense au "Persépolis" de Satrapi. Bien sûr, on sait depuis "Danse avec Bachir" que la bd est suffisamment expressionniste pour rendre compte des émotions humaines, mêmes les plus extrêmes. Mais je n'avais encore JAMAIS VU un livre où un fils donne à voir ce qui , pourtant, explique toute notre époque : l'évolution de son père. Ce n'est pas Sattouf, c'est bien lui, le père, "l'arabe du futur", qui dessine les mercédes (symbole absolue de réussite) avec des roues carrées (ce qui interloque l'enfant, parce que pour rouler...) .Enfin, lui, qui se voulait "l'arabe du futur"... Ah ! Le récit n'est pas achevé (et c'est un genre de récit qui ne s'achève jamais, puisqu'il s'agit de la recherche du temps perdu de Sattouf....) mais je voudrais tant savoir ce qu'aujourd'hui, ce pauvre bougre de père de Sattouf est devenu (et la mère, bon sang, la mère ! Cette française qui ne s'exprime pas autrement que par des revendications purement matérialistes, envie d'avoir des supermarchés et d'une vie plus facile, faire bénéficier à ses enfants de l'éducation française, mais qui, je ne sais comme Sattouf s'y prend pour faire passer ça dans ses dessins, a surtout été follement amoureuse de son père...)
Bon vous avez compris que j'aime et l'oeuvre, et le type qui sait faire ça.
Alors, première petite bataille gagnée : j'ai prêté à Clopinou et sa nouvelle copine les bouquins de Sattouf. Et je voudrais aller le voir à l'Armitière avec eux. Non que j'attende quoi que ce soit d'une séance de signatures, mais pour que Clopinou (et.) et moi ayons partagé ça. Pour nous en souvenir...
Quant à Hollande, je serais lui, je me grouillerais de lui refiler la légion d'honneur, ou n'importe quel colifichet, à Sattouf. Parce que ce ne sera pas Marine Le Pen qui le fera, pour sûr.
Par
clopine
Le 09/11/2016
Il y a ceux qui voient dans cette victoire de Trump une "leçon" donnée par le peuple aux "élites", et qui se réjouissent d'avance d'un "changement" radical, avec le pouvoir donné à ceux qui ne l'ont pas...
Mais Trump, c'est juste l'opposé. C'est celui qui, s'arrogeant une légitimité provenant de la brutalité, de la violence, de la xénophobie et du repli sur soi, va en profiter pour écraser tout ce qui ne correspond pas à une vision du monde basée sur l'arrogance (l'homme blanc serait supérieur) et la peur (de l'autre). Or, le peuple est en majorité non-blanc, et est constitué en majorité de ces "autres" qui sont si différents... C'est donc la négation du peuple. Trump est ce que le peuple devrait redouter le plus, parce que justement il prétend lui ressembler.
Comment affronter le regard si clair de mon fiston de 22 ans, en sachant le monde dans lequel il va devoir (sur)vivre ?
...
Faudra-t-il qu'il affronte de (trop longues) années de chaos, avant que les valeurs fondamentales, les seules qui puissent légitimer l'espèce humaine, les valeurs humanistes et universelles, ne refassent surface ? Avant que les extrêmistes de tout poil, ici Daech, là Poutine et son rêve de Russie impériale, et plus loin Trump et ses barrissements hystériques de tribun dicatorial, soient ensevelis dans le linceul de leurs haines et de leurs violences ?
Il faudra oublier l'amertume de voir ma génération aboutir à ce si pitoyable résultat. Il faudra avoir le courage de l'espérance. Il faudra combattre tous les Trump et tous les Le Pen, en se persuadant que nos armes émoussées -la démocratie, la fraternité, la justice, le soin de l'autre, la préservation de notre planète- auront finalement raison de tous les batelages racoleurs des néofascistes.
C'est pas gagné. Mais l'effroi doit être maîtrisé, et la plus grande rigueur doit être apportée à la lutte, ici et maintenant : combattons les idées du F Haine, exigeons de nouvelles formes de représentativité démocratique, expliquons en quoi le communautarisme est le plus grand danger de la démocratie, et pensons à ce monde si vulnérable, qui est pourtant notre seul bien commun.
Par
clopine
Le 29/10/2016
Le chien -qui est un bon chien -met à la patère tous ses instincts de chasseur, quand il s'agit du chat Victor Mowgli, dit "Rouky". Ce dernier, véritable trompe-la-mort qui a échappé déjà trois ou quatre fois à un destin funeste, "n'a pas eu de chance", comme on le dit des gamins de la D.A.S.S. - et en prime, il a une nature allergique qui le rend vulnérable aux piqûres d'insectes... Vous imaginez, dans les hautes herbes drues de Beaubec, ce que ça peut donner...
Sauf que Ti'punch le bon samaritain est là, pour le nettoyer, le lécher, lui gratter les petites plaies. Rouky n'a absolument aucune appréhension, et vient même s'offrir au chien, pour une séance qui ressemble à un rite d'épouillage, façon singe. Ca semble même le ravir, en fait , et en voici la preuve !

